Carnet de route

Ski de rando-trail : une nouvelle activité du CAF de Faverges ?

Sortie :  Croise Baulet du 15/01/2020

Le 15/01/2020 par Donnaté Edmond

Lieu : à partir du plan de la Giettaz en direction de Croise Baulet.

Participants : René, Jacques, Marie-Do, Christian, Claude, Sandrine, Dominique et Edmond.

Et tout d’abord je tiens à rassurer le lecteur. Nous sommes partis à 8, et nous avons terminé cette journée à 8, tous sains et saufs. Cela tient-il du miracle ? J’en suis persuadé !

Au départ, je pensais m’être tout simplement trompé d’activité et m’être inscrit à une sortie randonnée pédestre avec portage de skis, mais non. Après une durée que j’estime «interminable», nous avons enfin chaussé les skis.

Si on m’avait précisé au départ que je serais l’heureux élu pour faire ce compte-rendu, j’aurai pu prendre des notes et vous donner des informations plus précises, mais là je fais appel à ma seule mémoire et ce n’est pas gagné d’avance. Bon ; ceci étant, comme j’étais éternellement bon dernier dans toutes les situations de cette sortie à ski (comme pour toutes les autres sorties d’ailleurs), ça n’aurait fait qu’aggraver les choses.

La montée. Nous avions donc chaussé nos skis, mais si la neige était bien présente, nous devions parfois nous contenter de passages sur des bandes de neige, petites bandes de neige, fines bandes de neige.

Quelques passages sur des ponts m’ont demandé un maximum de concentration : bien se mettre dans l’axe, regarder loin devant, ne pas déraper, surtout ne pas penser à ce qui pourrait arriver si …. Bon, au final ça passait, ouf.

N’oublions pas non plus les quelques passages à gué.

Plus loin dans les sapins où chacun essayait de trouver le passage le plus approprié eu égard à  ses compétences personnelles, j’ai compris que cette sortie était également pour certains, mais là je ne suis vraiment pas sûr, un genre de stage d’orientation : «on monte ? on descend ? on prend à gauche ou à droite ? il est où le chemin ???» Pour répondre à ces nombreuses interrogations, carte devant les yeux, gps dans la main, tous nos stagiaires se concertèrent et prirent les décisions nécessaires. Au final, je crois que tout le monde a été reçu car nous sommes arrivés à bon port. Trêve de plaisanterie ! En fait, ces haltes régulières avaient tout simplement comme objectif de peaufiner notre itinéraire afin de profiter au maximum du profil du terrain en recherchant la difficulté maxi dans un seul but : obtenir la certification «ski de rando-trail». Pour moi, le but a été  largement atteint.

Dans la montée enfin à découvert entre le col du Jaillet et le petit Croise Baulet, le blizzard s’est mis à souffler. Il était déjà midi et mon pauvre estomac criait famine. Qu’importe, il faut tenir. Il reste la montée finale. «Ça nous prendra combien de temps ?» demandais-je innocemment. «Une heure environ» !!! Vais-je tenir le choc ? Notre commissaire qui était parti en reconnaissance revint avec une bonne nouvelle (enfin pour moi) : «ça ne passe pas».

Donc on a enlevé les peaux pour la descente. Sauvé ? Non, malheureusement. Il fallait d’abord se mettre en condition pour la descente, et là je remercie toute l’équipe de ne pas m’avoir abandonné seul au sommet et d’avoir été bien patient dans ce froid. Pour la descente, les  quelques mètres carrés de poudreuse rencontrée au hasard de notre parcours, nous ont rappelé que ça existait.

13h00 : on s’arrête enfin pour casser la croûte. Moment de répit ? Que nenni. Je ne sais pas s’ils font tous régime ou s’ils n’ont pas eu le temps de se préparer un casse-croûte de circonstance, mais en 2 temps 3 mouvements le tout était bâclé, et ils avaient déjà tous remis les peaux car il fallait remonter. J’ai eu beau essayer de convaincre certains que la gastronomie française était inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, que par exemple la convivialité du repas voire même du casse-croûte était une chose à défendre au quotidien. Hélas. C’est donc à une vitesse grand V que j’ai dû avaler ma Danette café.

Il fallait donc repeauter, rien que d’y penser j’en ai encore des frissons. Mais j’ai été aidé en cela par Marie-Do qui m’a collé une des peaux et je l’en remercie beaucoup. Ça m’a tout de même coûté 1 carreau de chocolat ! Mais peut-être que si j’avais été un peu plus généreux en proposant 2 carreaux de chocolats ….. ? Je tenterai le coup la prochaine fois.

Dernière partie et non des moindres, la descente finale. Vu la complexité de la situation j’ai eu droit personnellement à un commissaire qui m’ouvrait la voie, et la présidente qui fermait la marche, prête à ramasser les miettes, ou ce qu’il pouvait éventuellement en rester. En fait, quand je parle de voie, il faut comprendre un petit chemin très étroit, tortueux, avec de nombreux passage de rus, des bosses et des creux. En plus grand et dans les parcs d’attraction, ça s’appelle une montagne russe. Et là, je remercie René qui à chaque difficulté m’a attendu, m’a montré comment passer au mieux l’obstacle. J’essayais bien sûr de faire la même chose, mais ça ne marchait pas à tous les coups. Combien de fois m’a-t-il attendu ? 10 fois, 20 fois, 30 fois ? Je ne sais plus car mon cerveau avait basculé depuis longtemps déjà en mode «survie» et là,  la perception des choses n’est plus la même.

Combien de fois suis-je tombé ? Dieu seul le sait. Mais à chaque fois je me suis relevé dignement, grandi par cette épreuve.

La toute dernière partie s’est déroulée sur les pistes (il était temps qu’on skie) ; même les filets n’ont pas réussi à nous freiner pour y parvenir.

Une petite halte au bistrot du coin a finalisé en beauté toute cette journée extraordinaire.

En conclusion, je dirai que nul n’est besoin d’aller chercher l’aventure à l’autre bout de la terre, on la trouve tout près de chez nous.

Edmond Donnaté

CLUB ALPIN FRANCAIS FAVERGES
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